La ville de demain

La crise sanitaire nous a poussé à la réflexion sur notre mode de vie, sur notre quotidien, sur le ressenti que nous avons de nos villes, de nos habitations.

L’émergence du COVID-19 a mis en évidence, surtout dans les grandes villes, l’inconfort que beaucoup de citoyens ressentent dans leur quotidien : longs trajets en voiture, ou en transport public, pour rejoindre le lieu de travail, l’école, les divers services ; logements trop petits, fonctionnellement incohérents, non adaptés aux besoins d’aujourd’hui.

La ville de demain pourra suivre le modèle de proximité dans lequel le lieu de travail, l’école, la santé, les services, la culture, puissent être joignables en ¼ d’heure. La réflexion n’est pas nouvelle. Déjà dans la deuxième moitié du siècle dernier, l’idée a été développée aux USA, mais elle redevient d’actualité dans les grandes métropoles européennes, comme Paris, Milan. L’objectif principal est de réduire les distances pour réduire les temps de déplacement. Dans cette ville « idéale », où le télétravail peut-être s’installe, chaque quartier est un petit centre, fonctionnel, organisé, qui offre tous les services à l’habitant. Mais cette expérimentation, déjà développée dans le passé, nous apprend que facilement cet idéal peut déraper en ghetto.

L’architecte avec sa culture, son savoir-faire, sa connaissance du territoire, pourra apporter sa contribution et éviter les erreurs du passé, étudier et réfléchir à de nouveaux critères urbanistiques, à un modèle de logement qui respecte l’exigence humaine.

L’analyse à grande et petite échelle est une prérogative de notre métier. Quelle profession est compétente tant à l’échelle urbanistique qu’à l’échelle architecturale ?

Ne devrions-nous pas participer à la réflexion avec les décideurs, apporter notre contribution sur les modalités de création et de transformation des agglomérations et des logements futurs, en passant par la ville et le quartier de demain ?

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